LIVE
+1 240@theo_pPSGOMN·4.20WCMexiqueAfrique du Sud1.953.403.80+2 150@la_bastosBayernDortmund2·6.20WCEspagneCap-Vert1.424.408.40+1 240@theo_pPSGOMN·4.20WCMexiqueAfrique du Sud1.953.403.80+2 150@la_bastosBayernDortmund2·6.20WCEspagneCap-Vert1.424.408.40

Blog · Data

Plus on descend la pyramide amateur, plus ça marque : l’échelle des buts

8 septembre 2026 · 9 min de lecture

3,02 buts par match en Régional 1. 5,92 en Départemental 7. Entre les deux, une échelle qu’on n’avait jamais vue publiée — alors on l’a comptée, étage par étage.

En bref

Dans le football amateur français, la moyenne de buts par match augmente à mesure qu’on descend la pyramide : 3,02 buts en Régional 1, 3,86 en D1, 4,50 en D3, 5,92 en D7, mesurés sur les 6 913 matchs de championnat senior masculin à 11 déjà joués cette saison au 8 septembre 2026. Dans le même mouvement, le match nul se raréfie — de 22,4 % des matchs en R1 à 9,1 % en D7. L’avantage du terrain, lui, ne bouge quasiment pas : entre 43 % et 50 % de victoires à domicile, à tous les étages, sans tendance. Faits sportifs issus des compétitions officielles ; agrégation et calcul Bobibets.

Ce qu’on a compté, et ce qu’on a exclu

Une moyenne n’a de sens que si on sait ce qu’il y a dedans. Le périmètre de cet article est volontairement étroit : le championnat senior masculin à 11, partout en France, saison 2026-2027. Un match n’entre dans une moyenne que s’il a été joué et qu’il porte un score. Les matchs encore à venir ne comptent pas — c’est pour ça que chaque ligne du tableau affiche son effectif n, et que tu devrais le regarder avant la moyenne elle-même.

Sont exclus, et chaque exclusion a une raison :

  • Le futsal. À lui seul, il ferait exploser la table : cinq contre cinq, sur parquet, des scores à deux chiffres qui ne choquent personne. Mélanger du futsal à du foot à 11 ne produit pas une moyenne « globale », ça produit une moyenne fausse pour les deux.
  • Les coupes, challenges et critériums. Ce sont des matchs à élimination directe où un club de R1 croise parfois un club de D3. Ces affiches déséquilibrées gonflent artificiellement le nombre de buts, sans rien dire du niveau moyen d’une poule de championnat.
  • Les jeunes (toutes les catégories U) et les compétitions féminines. Elles méritent leur propre comptage, pas d’être noyées dans celui des seniors masculins. Les additionner reviendrait à publier une moyenne qui ne décrit personne.
  • Vétérans, loisir, entreprise, beach soccer. Formats, effectifs et durées différents. Même raison, même sanction : dehors.

Une dernière exclusion, plus inhabituelle : aucun étage fédéral n’apparaît dans le tableau. Ni Ligue 3, ni National 1, ni National 2. Pas par snobisme inversé : simplement parce qu’au 8 septembre, ces compétitions n’ont disputé qu’une poignée de journées. Une moyenne calculée là-dessus reposerait sur un échantillon minuscule : un chiffre faux, que n’importe qui peut vérifier en dix secondes. On s’arrête donc là où l’échantillon s’arrête.

L’échelle, étage par étage

ÉtageButs / matchNulsVictoires dom.n (matchs joués)
R13,0222,4 %44,5 %353
R23,4620,2 %46,6 %446
R33,7120,1 %48,6 %809
R43,3019,6 %46,4 %97
D13,8621,3 %43,4 %724
D24,2316,2 %47,4 %1 192
D34,5014,7 %48,5 %1 480
D44,9211,2 %49,1 %1 084
D54,9512,8 %44,0 %366
D64,9716,1 %49,8 %205
D75,929,1 %47,5 %99
D85,788,6 %46,6 %58

n = nombre de matchs joués avec un score enregistré, au 8 septembre 2026. Championnat senior masculin à 11, France entière, saison 2026-2027. Total : 6 913 matchs. Faits sportifs issus des compétitions officielles ; agrégation et calcul Bobibets.

Lis la colonne de gauche comme un escalier : du Régional 1, le plafond du football amateur régional, jusqu’au Départemental 7 et 8, les derniers étages de district — ceux où l’on joue à quinze kilomètres de chez soi, avec le club-house de l’autre côté de la main courante. Entre le haut et le bas de cette échelle, il y a près de trois buts d’écart par match. Entre R1 et D4, deux étages qu’un même joueur peut très bien connaître au cours d’une carrière, il y en a déjà presque deux.

Autrement dit : un match de D4 produit en moyenne presque deux buts de plus qu’un match de R1. Si tu as joué les deux niveaux, cette phrase ne t’apprend rien — tu l’avais dans les jambes. Elle est simplement, pour la première fois, chiffrée.

Une progression quasi monotone — et deux accrocs

De R1 à D7, la courbe monte presque sans faute : 3,02 → 3,46 → 3,71, puis 3,86 → 4,23 → 4,50 → 4,92, et enfin 5,92 tout en bas. Onze marches sur douze vont dans le même sens. C’est rare, et c’est exactement pour ça qu’il faut parler des deux qui n’y vont pas.

Accroc n° 1 — R4

3,30 buts par match, soit moins que la R3 juste au-dessus (3,71). L’effectif explique probablement tout : n = 97 matchs joués, contre 809 en R3. R4 n’est pas un étage présent partout, et sur moins de cent matchs, une poignée de 5-0 déplace la moyenne d’un dixième sans rien signifier.

Accroc n° 2 — D8

5,78 contre 5,92 en D7 : la marche du bas redescend légèrement. Et c’est le plus petit échantillon de toute la table, n = 58. À ce niveau de finesse, l’écart entre D7 et D8 n’est pas un fait mesuré, c’est du bruit. On l’affiche quand même.

Le réflexe de communicant aurait été de fusionner D7 et D8 en un « D7+ » bien lisse, ou de supprimer la ligne R4 pour obtenir une belle diagonale. On ne l’a pas fait : les deux accrocs tombent tous les deux sur les deux plus petits effectifs de la table, ce qui est précisément le comportement attendu de vraies données. Une courbe parfaite sur douze étages aurait dû te rendre méfiant.

Autre irrégularité honnête, moins spectaculaire : le palier D4-D5-D6, à 4,92, 4,95 et 4,97. Trois marches quasi identiques. L’échelle n’est pas une pente régulière, c’est un escalier avec un palier — puis une dernière marche très haute.

Le match nul disparaît quand on descend

C’est le résultat le plus net de tout ce comptage, et il est plus utile qu’il n’en a l’air. En Régional 1, 22,4 % des matchs se terminent sur un nul : plus d’un sur cinq. En D3, c’est 14,7 %. En D4, 11,2 %. En D7 et D8, 9,1 % et 8,6 % — moins d’un match sur dix.

La glissade n’est pas parfaitement régulière non plus : la D1 remonte à 21,3 %, et la D6 affiche 16,1 % avec un effectif de 205 matchs qui invite à la prudence. Mais l’ordre de grandeur ne se discute pas : entre le haut du Régional et le fond du district, la probabilité qu’un match finisse à égalité est divisée par plus de deux.

Mécaniquement, ça se tient : quand cinq ou six buts sont marqués dans un match, il devient difficile de terminer à égalité — le 0-0 et le 1-1 supposent une partie fermée, et les parties fermées se raréfient à mesure qu’on descend. Pour qui pronostique une poule de district sur Bobibets, la conséquence est directe : cocher le nul en D4 revient à jouer un événement qui se produit une fois sur neuf, alors qu’en R1 il se produit plus d’une fois sur cinq. Ce n’est pas le même pari du tout, et beaucoup de joueurs cochent pourtant « N » avec le même réflexe partout.

L’avantage du terrain, lui, ne bouge pas

On s’attendait à l’inverse. L’intuition dit qu’en descendant, l’avantage de jouer chez soi devrait grandir : déplacements plus longs le dimanche matin, terrains plus rustiques, main courante plus proche, arbitrage plus solitaire. Les chiffres ne le montrent pas.

Le taux de victoires à domicile oscille entre 43,4 % (D1) et 49,8 % (D6) — soit une bande d’à peine six points sur douze étages, qui monte et descend sans direction : 44,5 % en R1, 48,6 % en R3, 43,4 % en D1, 49,1 % en D4, 44,0 % en D5, 47,5 % en D7. Il n’y a pas de tendance là-dedans, et prétendre le contraire serait raconter une histoire à la place des données.

Il y a en revanche une conséquence intéressante. Puisque les nuls s’effondrent en descendant et que les victoires à domicile restent stables, ce sont les victoires à l’extérieur qui récupèrent tout le terrain perdu : par différence, elles passent d’environ 33 % des matchs en R1 à près de 43 % en D7. Le district ne favorise pas les équipes qui reçoivent — il élimine les demi-mesures.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Un article de données qui ne liste pas ses angles morts est un article de communication. Voici les nôtres.

  • Les forfaits comptent comme des résultats. Un match perdu sur tapis vert entre dans la moyenne au même titre qu’un match joué. On ne les distingue pas — et ils sont plus fréquents en bas de pyramide, là où un effectif tout juste suffisant peut faire tomber un dimanche.
  • Les matchs reportés ne sont nulle part. Terrain impraticable, arrêté municipal, absence d’arbitre : ces matchs ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas joués. Ils reviendront plus tard dans la saison et feront bouger la moyenne de leur étage.
  • Trois étages sont sous ou autour des 100 matchs — R4 (97), D7 (99), D8 (58). Traite ces trois lignes comme des ordres de grandeur, pas comme des valeurs. La première décimale y est fragile, la seconde n’existe pas vraiment.
  • C’est un début de saison. Quelques journées seulement, effectifs en rodage, reprises inégales, préparations plus ou moins sérieuses. Les premières journées d’un championnat amateur ne ressemblent pas toujours au reste de l’année.
  • On mesure, on n’explique pas. Rien ici ne démontre pourquoi on marque plus en district. Les hypothèses sont plausibles — écarts de niveau plus larges dans une même poule, effectifs plus fluctuants, jeu plus direct — mais ce sont des hypothèses, pas des résultats.

Enfin, cet article est un agrégat, et rien d’autre : aucun calendrier, aucun classement homologué, aucune feuille de match n’y est republié. Pour vérifier un match précis, une journée précise ou le classement officiel d’une poule, la source de référence reste epreuves.fff.fr — cette page ne la remplace pas et n’essaie pas de le faire.

Pourquoi on a compté ça

Parce que personne ne le publie. Le football professionnel est sur-mesuré : chaque tir cadré de Ligue 1 a sa statistique, son graphique et son débat du lundi. Le football amateur, où se joue l’écrasante majorité des matchs français chaque week-end, n’a rien de tout ça : tout le monde y sait par expérience que « ça marque plus en bas », sans avoir jamais vu le chiffre. Maintenant il existe.

Deuxième raison : ces écarts changent la façon de jouer. Sur Bobibets, la poule de ton club est déjà une league publique — tu ne la crées pas, tu la rejoins, et tu pronostiques chaque journée contre les autres joueurs du coin. Savoir que le nul est un événement à 9 % en D7 et à plus de 22 % en R1, ça s’utilise dès le dimanche suivant. Au 8 septembre 2026, la couverture compte 1 638 poules régionales et départementales actives, 18 régions et 37 668 matchs amateur à venir.

Un dernier chiffre pour la texture, sur le même périmètre : la moitié des équipes engagées sont des équipes réserves (50,0 %), et 70,8 % des matchs font jouer au moins une réserve. C’est une singularité française qui mérite son propre article — on l’a écrit dans ce que change une équipe réserve en foot amateur. Et si les étages R1, D1, D3 te restent obscurs, la pyramide du football français expliquée remet chaque marche à sa place, du sommet jusqu’au dernier district. Enfin, si tu diriges un club plutôt que d’y jouer, ces mêmes chiffres deviennent un concours qui tient la saison : sept idées pour animer son club de foot amateur.

FAQ

Combien de buts par match en foot amateur français ?

Ça dépend entièrement de l’étage. Au 8 septembre 2026, sur les matchs de championnat senior masculin à 11 déjà joués cette saison, la moyenne va de 3,02 buts par match en Régional 1 à 5,92 en Départemental 7. Les repères intermédiaires : 3,71 en R3, 3,86 en D1, 4,50 en D3, 4,92 en D4. Autrement dit, un match de district produit couramment un but et demi de plus qu’un match de Régional.

Pourquoi marque-t-on plus en district qu’en Régional 1 ?

Nos chiffres mesurent, ils n’expliquent pas. Les hypothèses raisonnables sont connues de tous ceux qui jouent à ce niveau : des écarts de niveau plus grands à l’intérieur d’une même poule, des effectifs plus fluctuants d’une semaine à l’autre, des gardiens et des défenses moins entraînés que les attaquants, et un jeu plus direct. Aucune de ces explications n’est démontrée par les données présentées ici.

Pourquoi le tableau s’arrête-t-il au Régional 1, sans Ligue 3 ni National 1 ?

Parce qu’à début septembre, ces compétitions n’ont disputé qu’une poignée de journées. Une moyenne calculée sur si peu de matchs serait un chiffre faux, vérifiable en dix secondes, et il polluerait toute la table. On préfère un tableau qui s’arrête là où l’échantillon s’arrête : la pyramide amateur, de R1 à D8.

Ces moyennes valent-elles pour toute la saison ?

Non, et il faut le dire franchement. Elles portent sur le début de saison 2026-2027, arrêté au 8 septembre 2026 : quelques journées seulement, des effectifs encore en rodage et, aux étages les plus profonds, moins de 100 matchs joués. L’ordre de grandeur est solide ; la deuxième décimale ne l’est pas.

D’où viennent ces chiffres ?

Ce sont des faits sportifs issus des compétitions officielles du football amateur français ; l’agrégation et le calcul sont faits par Bobibets. Le périmètre est le championnat senior masculin à 11 : futsal, beach soccer, vétérans, loisir, entreprise, coupes, challenges, catégories de jeunes et compétitions féminines sont exclus. Aucun calendrier ni classement homologué n’est republié : uniquement des moyennes agrégées.

On peut parier de l’argent sur ces matchs avec Bobibets ?

Non, jamais. Bobibets est un jeu de pronostics à points virtuels : les points n’ont aucune valeur monétaire, ne s’achètent pas et ne se convertissent en rien. On joue pour le classement de sa poule, la fierté du club et le droit de chambrer le vestiaire jusqu’à dimanche prochain.

La poule de ton club t’attend

Rejoindre ma poule